Gerard Sabbe

Je ne peux oublier l’odeur des copeaux de bois, les sillons concentriques inscrits au fil des années, la blancheur du chêne vert que le raboté veut de déshabiller.
Le bois appelle la caresse, le toucher pour découvrir la douceur ou la rugosité, l’envie de le prendre en main, le débarrasser de son écorce et mettre à nu là un ventre lisse, là des muscles torsadé, un visage tourmenté.
En parcourant la plage ou la garrigue il arrive que mon regard s’arrête sur un morceau de bois: bois flotté, racine de romarin, souche de vigne arrachée et abandonnés.
L’eau, le vent et le temps les ont figés en une forme, une attitude ou une silhouette au travers du prisme de mon imagination.
“Ramassez moi” me disent-il.
Je vous en prie.
“Ramassez moi et j’aurai droit à un petit bout de vie en plus.”

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